Grand Prix F1 au Castellet : c’est signé

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Alors que le Groupement d’Intérêt Public est désormais constitué, Formula One Management a contresigné le contrat sur lequel Christian Estrosi a apposé sa signature ce lundi 6 février. Le Grand Prix de France est désormais dans les starting-blocks.

Si l’annonce avait fait son petit effet en décembre dernier, prenant par surprise le monde de la course automobile mais aussi le monde économique régional tout entier, deux mois presque jour pour jour après, le projet de voir les monoplaces s’élancer depuis le circuit Paul-Ricard se concrétise de manière ferme.

Equipe de choc

Car pour entrer en phase active, nécessité était de constituer un Groupement d’Intérêt Public (GIP), une structure qui va permettre de réunir l’ensemble des acteurs concernés afin de piloter au mieux le projet. Et dans cette équipe de choc, présidée comme il se doit par Christian Estrosi lui-même, on trouve Paul Mourier, l’ancien Préfet du Var, aujourd’hui Directeur général des services de la Région, qui endosse la combinaison de Conseiller spécial. Dans le rôle du directeur général, donc aux manettes opérationnelles, c’est Gilles Dufeigneux, ancien délégué interministériel aux grands événements sportifs et qui a comme autre casquette, celle de directeur général d’ExpoFrance 2025. Des connaissances dans l’organisation d’événement qui n’est pas sans être de bon aloi pour celui à venir l’an prochain. Paul-Ricard, c’est évidemment Stéphane Clair, le directeur du circuit, également embarqué dans l’aventure. Tout comme Eric Boullier, directeur sportif de Mac Laren et l’avocat Arnaud Pericard, l’indispensable expertise juridique.

Collectivités et Chambre de commerce et d’industrie du Var complètent ce team spécial auquel la Fédération française des sports automobiles apporte sa voix consultative.

Attractivité médiatique… et économique

Et ce GIP, à peine constitué, n’a pas chômé en signant le contrat avec le propriétaire du circuit, Excelis, pour une mise à disposition d’une durée de 5 ans, soit de 2018 à 2022. Autre bonne nouvelle annoncée, c’est le Crédit Agricole Alpes-Provence qui apporte la garantie bancaire. Une « origine » locale qui n’est pas pour déplaire au président de la Région. Mais le parcours qui doit mener au retour de la Formule 1 en terre varoise est loin d’être fini. D’autres partenariats seront sans doute finalisés et Christian Estrosi l’a annoncé ainsi, donnant rendez-vous en avril pour de nouvelles annonces. On imagine que l’impact médiatique de la manifestation, amplifié par le fait que le dernier GP s’est tenu en… 1990 et que son retour constitue l’événement dans l’événement, devrait avoir un effet d’attraction non négligeable.

Présence sur le terrain

De quoi vivifier l’économie locale et la filière automobile. Notamment l’écosystème de Signes – le plateau hyper dynamique où sont installées de nombreuses entreprises et qui n’est pas loin du circuit – mais aussi celui de toute la région. Parce que, selon Deloitte, on peut espérer 65 M€ de retombées économiques annuelles. Parce qu’il y a des investissements à la clé. Excelis – qui a déjà investi 80 M€ depuis 2002 –  insufflera 2 M€ cette année en vue d’améliorer la piste. Les collectivités, elles, apporteront leur contribution au budget à hauteur de 14 M€. Le GIP quant à lui a pour but de générer 14 M€ de billetterie. Pour se faire, il est déjà reparti sur le terrain de la promotion de ce premier Grand Prix de France depuis dix ans. Un GIP dans les starting-blocks qui éveille aussi, on l’imagine, l’intérêt des grandes entités.